Un EQO vaut 100 grammes de CO₂e, et cette valeur ne change jamais. Aussi simple que l'euro — c'est ce qui rend visible ce qui ne l'était pas.
Pour tenir le cap climatique, chacun devra ramener son empreinte autour de 2,5 tonnes de CO₂e par an. Mais qui se représente vraiment deux tonnes et demie de carbone ? Et surtout : qui sait juger ce que pèse 1,5 kg là-dedans ? Un geste change-t-il quelque chose, ou est-ce une goutte d'eau ? Le carbone est resté une abstraction — d'immenses nombres, sans échelle qu'on ait en tête. Impossible de bien choisir sans repère.
Il existe pourtant une échelle que chacun manie sans effort, tous les jours : celle de l'argent. Le budget d'un particulier, c'est quelques dizaines de milliers d'euros par an. On en suit le solde, on sait d'instinct ce que pèse une dépense de 3 € dans un revenu de 25 000, on arbitre en un clin d'œil. Ce réflexe-là, personne n'a besoin de l'apprendre.
Toute l'idée d'EQO tient dans une décision : coller à ce réflexe. En France, le revenu médian tourne autour de 25 000 €. Or — et c'est là que tout se joue — 2,5 tonnes de CO₂e, c'est 25 000 × 100 grammes. Il suffit donc de poser qu'un EQO vaut 100 grammes pour que le budget carbone à viser — 25 000 EQO — tombe pile à l'échelle d'un salaire.
Le plus frappant vient après. Une fois l'unité posée, le prix en EQO d'un grand nombre de produits du quotidien se retrouve tout près de son ordre de grandeur en euros. Un kilo de légumes de saison ? Entre 2 et 5 EQO — à peu près son prix en euros. Une baguette ? Moins de 2 EQO, comme moins de 2 €. Les deux économies, celle du portefeuille et celle du climat, se mettent à rimer.
Et là où l'écart se creuse — un steak, un vol, un vêtement importé, bien plus chers en EQO qu'en euros — ce n'est pas un défaut : c'est le signal. Le prix en carbone révèle précisément ce que le prix en euros passait sous silence.
→ Le catalogue complet des prix en carbone est consultable ici.