Pour réduire l'empreinte jusqu'à un niveau soutenable, passons en revue les principaux leviers disponibles. Chacun répond à une partie du problème et rencontre des limites. Mis bout à bout, ces critères expliquent l'architecture d'EQO — sans dispenser de la tester.
Autres options : cliquez une branche pour l'ouvrir, « Tout dérouler » affiche l'arbre entier, et le bouton EQO du cahier des charges mène directement à la conclusion.
Nous disposons d'un référentiel à la fois simple et percutant : pour respecter les engagements pris à la COP 21, chaque être humain ne devrait pas « consommer » plus de 3 000 kg de CO₂e par an. Le calcul est simple.
Selon l'ONU1 et de nombreux scientifiques, les émissions mondiales doivent chuter à 25 milliards de tonnes de CO₂e d'ici 2030 pour limiter la hausse de la température à 1,5 °C. Or nous serons 8,5 milliards en 2030 : cela ne laisse qu'un peu moins de 3 tonnes par personne et par an.
Et si l'on veut atteindre la neutralité carbone tant prônée ? Il faut alors que toutes nos émissions soient compensées par les puits de carbone — océans, forêts. Comme ces réservoirs absorbent environ 18 Gt de CO₂ par an2, la neutralité suppose de n'émettre qu'environ 2 tonnes par habitant et par an3.
Notre budget : 2 à 3 tonnes de CO₂e par personne et par an.
Sources : 1 PNUE, Emissions Gap Report 2019 · 2 Global Carbon Project, Global Carbon Budget, 2019 · 3 Jancovici